Press Reviews of "Kwakiutls"
Nextclues.com (8/10) August 2011
un album qui se tient parfaitement…Both parce qu’ils sont deux. Peut-être aussi parce que, plus jeunes, ils ont été marqués par un certain mini-album de Belly Button. Zarbe parce que la musique qui découle de leur accouplement l’est ? J’espère qu’ils ne le croient pas, même si j’ai cru lire le mot « expérimental » dans la bio auto-congratulative qui accompagne ce cd promo à la pochette aplatie. Les terrains sur lesquels s’aventure la paire parisienne de Zarboth ont tous été défrichés depuis des lustres. Ils peuvent s’appeler jazzcore (avec un jazz qui s’efface rapidement et un core loin d’être indélébile), jazz-rock ou fusion (le seau n’est pas fourni), et ceux qui ont bouffé du NoMeansNo ou du Primus par paquets de douze reconnaîtront immédiatement quelques goûts familiers – on pourrait même parler de rip off complet de NoMeansNo sur le refrain de Headhouse qui dit « I see you ». Le projo dans la gueule, ils avouent également avoir Ruins, Zu et Zappa comme influences, et je ne vais surtout pas les contredire, ils savent cibler leur propre musique sans la moindre difficulté. Ce qui est bien avec Kwakiutls, c’est que Zarboth n’a justement pas besoin de se détacher de ses influences - ou de les cacher - pour composer des chansons totalement personnelles. La première chose qui marque, c’est le chant. C’est le batteur qui s’y colle, Etienne, qui officie également dans We Insist!, et le garçon a indéniablement une façon particulière de placer sa voix. Les mélodies ne lui font pas peur, quelques harmonies viennent compléter le tableau, et même si je suis certain que ce chant remuant pourra refroidir quelques pisse-vinaigre, il aura le mérite de laisser personne indifférent. Il ne sera pas non plus interdit de tourner sa veste en cours de route, ce qui a été mon cas, puisque c’est justement mon côté pisse-froid qui l’a emporté lors des deux ou trois premières écoutes – et avec leur premier album sur Head Records-, avant de reconnaître que certaines parties vocales le faisaient décidément bien. Ce que l’on peut surtout reprocher au chant, c’est de faire perdre un peu d’énergie et de vitesse à l’ensemble. Tout sonne live sur Kwakiutls, il y règne une bonne humeur et un désir de rester ludique, et le chant, malheureusement, à certains endroits, manque quelque peu de conviction ou de folie véritable. Passons. Parce que l’énergie, l’engouement et les idées qui foisonnent, c’est pas ce qui manque au niveau de l’instrumentation. Phil, qui joue également dans La Théory du Reptil, est armé d’une huit cordes qui lui sert de basse et de guitare, indifféremment et simultanément. Ça donne une amplitude assez impressionnante à son jeu et un tas de possibilités qui permettent à Zarboth de ne pas sonner comme un énième duo qui tourne vite en rond autour d’une formule montrant essentiellement ses limites. Et comme Etienne, le batteur, ne m’a pas l’air d’être emprunté avec des barreaux de chaises entre les dents, on dira que « ça joue velu ». Sans en rajouter, sans tomber ni dans la démonstration ni dans l’asticotage de nombril ; Zarboth reste rock, ne perd jamais son groove de vue et ne s’amuse pas à déstructurer ses chansons dans le seul but d’épater la galerie. Tout ceci est valable pour la première moitié de Kwakiutls : « Part 1: Six Singsongs ». Que l’on pourrait presque sous-titrer Zarboth version accessibilité maximale. Ou Zarboth en mode pop funambulesque.
La seconde moitié, qui correspond vraisemblablement à la face B du pressage lp, est un peu plus hachée, plus risquée, mais ne fuyez pas encore. Elle s’appelle Part 2: Six Unsung Songs. Aussi étrange que ça puisse paraître, en anglais « unsung » ne signifie pas « pas chanté » mais « méconnu ». Ou « de seconde zone ». Ou que l’on refourgue en face B, ce qui est précisément le cas ici. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agisse d’un bouche-trou ou d’un remplissage, loin de là. Zarboth se libère maintenant des structures traditionnelles, des classiques couplets-refrains, mais en réussissant l’exploit de ne pas se perdre dans le free et l’impro qui mène nulle part sauf au mal de crâne. Non, le viseur reste bien vissé sur ces 6 titres plus cabotins, et je crois qu’à l’arrivée on ne peut même pas dire que cette version de Zarboth soit particulièrement plus difficile d’accès que la première. Elle est en tout cas plus drôle, plus clownesque, comme ce Plaster Guys sur lequel est venu s’incruster un saxo. Il était là aussi pour le funky Saint-Louis-Du-Ha!-Ha!-Ha!, et il y a encore d’autres invités qui sont venus se joindre à la fête en plus de Cyrille Méchin : Pierre Le Bourgeois au violoncelle et Nosfell au chant, et à chaque fois c’est pour un enrichissement bienvenu. Ce que j’ai vraiment aimé aussi, ce sont les voix parlées sur deux de ces Six Unsung Songs, désopilantes, autant pour les tongue-twisters de A Sparrow que pour la leçon de vocabulaire français récitée à 1000 à l’heure sur Coupez-moi la tête. Ce à quoi Zarboth n’échappe malheureusement pas sur cette seconde partie, c’est au mal de tous ces groupes hybrides autoproclamés libérés et joyeux-luronesques : au bout d’un certain temps, il est difficile de ne pas être victime d’une o.d. de syncopes et d’un ras-le-bol de saccades. Si l’autre partie est là, c’est justement pour contrebalancer, et en bout de course, on obtient un album qui se tient parfaitement.
8/10, par Bil
Nextclues.com
W-FENEC.ORG August 2011
la Primusite aiguë s'est accentué pour notre plus grand bonheur…Avec Zarboth, duo zarbi composé d'un We insist ! (autre groupe super zarbi) et d'un La Theory Du Reptil, j'ai toujours l'impression d'être passablement à coté de la plaque dès qu'il s'agit de déchiffrer un tant soi peu leur musique. A tel point que j'ai plus de chance de me taper Scarlett Johansson cette année que de taper dans le mille dans cette chronique. Leur album précédent sentait énormément le Les Claypool (Primus, autant dans la voix très scandé et segmentante d'Etienne que dans ce travail percussif, math, qui semble les animer à chaque instant. Et c'est encore valable ici, on peut même dire que la Primusite aiguë s'est accentuée pour notre plus grand bonheur.
Le groupe distingue deux chapitres dans cet album et à raison. La première partie où le groupe propose de vrais morceaux, avec des riffs accrocheurs, des phases scotchantes, de purs moments math-garage qui enivrent ("What we eat", "U-boat"), le tout en gardant la déviance qui fait leur identité. Zarboth tente de canaliser sa singularité et ça leur réussit particulièrement bien. La seconde partie, c'est Zarboth qui s'oublie, atteint du syndrome d'Alzheimer, là aussi avec franchement pas mal de réussite, renforçant l'"atypisme free" (un sport cousin de l'éclectisme) et la folie qui est la leur. Que ce soit sur le très groovy "A sparrow", sur "Saint-Louis-Du-Ha !-Ha !" et son saxophone vrombissant, ça reste toujours super convaincant pour les oreilles.
Exigeant et tordu, ce disque se mérite avec de nombreuses écoutes : un titre comme "What we eat" devient un sacré tube (méchamment alternatif, hein...) avec le temps. Mention... oh et puis merde. Ecoute et puis c'est tout.
LONGUEUR D'ONDES July 2011
des structures métalliques débridées et difficiles à saisir…Derrière ce nom à coucher dehors se cache un duo français composé d’Etienne Gaillochet (batteur et chanteur de We Insist !) et Phil Reptil (guitariste de la Theory du Reptil). Zarboth évolue quelque part entre des structures métalliques débridées et difficiles à saisir, des parties bruitistes et des expérimentations loufoques. Le duo a volontairement coupé son disque en deux : les six premières chansons sont les plus à même de séduire les masses : les bizarreries musicales du groupe sont masquées derrière des plans relativement classiques avec des refrains et des couplets presque reconnaissables. Ensuite, il n’y a plus de règles. Le combo se lance dans des expérimentations loufoques et bruitistes qui ressemblent à s’y méprendre à un cartoon sous acide. Si vous aimez les musiques massives et décomplexées, foncez écouter ce disque et ses structures surchargées de cassures, de disharmonie et de délires sonores.
Not for Tourists, June 2011
C'est bon un concert où on n'est pas là pour se montrer !Lylo N°329 May 2011
Free Jazz Rock…Batterie Magazine N°80, June/July 2011
Difficile de ranger dans une case ce duo parisien aux mœurs musicales débridées…Noise mag nº3, March/April 2011
Nous on se régale autant à l'écoute d'une face que de l'autre...Press Reviews of "Zarboth"
ENGLISH REVIEWS
The 405:
The duo makes a heck of a noise, stealing the thunder that rumbles over the place de la Bastille... (click)Metal Reviews:
Parisian oddballs Zarboth at first come over like some deranged offspring of Tool and Captain Beefheart... (click)The Dreaded Press:
Who the hell releases this stuff?! (click)FRENCH REVIEWS
Noise magazine:
La prolifération des duos va-t-elle s'accélérer en cette période de crise ? (click)Nawakposse:
ZARBOTH produit une musique singulière, étrange, et fort plaisante... (click)Perte et fracas:
Drôles de gonzes sur un drôle de vélo avec bariolages potaches... (click)ITALIAN REVIEWS
Unprogged.com:
Zarboth è una "sveltina" con una punkettara sognatrice, un trip allucinogeno, una corsa di cavalli ubriachi... (click)GERMAN REVIEWS